idées autour de pornographie et de la morale

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Aujourd'hui, j’ai défiée les idées autour de pornographie et de la morale en compagnie des professionnels des médias congolais 

Je reviens tout juste d'un cyber dialogue organisé dans mon pays autour des Technologies de I’ information et de la communication et de la violence faite aux femmes. Comme mon organisation, Si Jeunesse Savait, met en œuvre un projet de deux ans sur le sujet, j'avais cru que c'était vraiment l'endroit où être aujourd'hui. J'ai quitté mon travail de planification pour l’année prochaine. Cela pourrait attendre. Mais le partage de l'expérience de ce que nous faisons avec les femmes et les filles dans notre projet et apprendre des autres ce qu'ils pensent devoir être la voie à suivre en RDC valait la peine d'être partagées avec tous les francophones qui, grâce à une simple connexion internet, pouvait participer aux discussions organisées par Genderlinks en ligne avec les « 16 jours d'activisme de lutte contre les violences faites aux femmes».   Mais laissez-moi vous dire que la plupart des gens que j’ai rencontré aujourd'hui ,en ligne, étaient vraiment loin de satisfaire mes attentes d'un grand échange autour de la vie privée, la liberté d'expression, la protection des données dans notre contexte. Tout a commencé par cette question : qu’est ce que notre société manquerait, sur le plan économique, si les femmes étaient laissées pour compte dans le développement des technologies. Ici nous étions tous d’accord que c'était comme essayer d'applaudir avec une seule main. Nous passerons à côté de l'innovation, la créativité et de toutes les belles choses que les femmes et les filles pourraient contribuer. J'ai ajoutée que le marché perdait de l'argent et l'Etat, au lieu d'investir dans de nouvelles choses et mettre toute son énergie à rattraper le retard en cours, il serait ralenti, par le besoin d’une budgétisation spéciale pour prendre soin de l’autre moitié de sa population qui accumule un grand retard en matière de technologies, que la technologie va nous aider à surmonter certains défis que nous avons dans le pays tels que le manque de bonne éducation mais si les femmes ne sont  pas prise en compte, cela pourrait être un préjudice l'avenir de toute une génération.   Jusqu'à présent, tout est bon.   Ensuite, nous sommes passés à une autre question : quelles sont les vrais problèmes auxquels les femmes font face en allant sur Internet. Ö ceci n’était pas la question à poser. Les passions se sont déchainées. Il fallait voir comment tout le monde parlait des femmes comme si c’était des enfants. Ils parlaient de la nécessité de «protéger» les femmes contre des contenus préjudiciables, de les épargner du trafic humain sur Internet. Quelqu'un a raconté une histoire de femme à la recherche d’un fiancé sur internet se retrouvant avec un “souteneur" qui lui a payée son billet pour l'Europe et de-là, la mise dans la rue. Ensuite, une personne a ajoutée que nous devrions plaider pour une loi pour l’interdiction de la pornographie. Cette loi devrait punir aussi les fournisseurs d'accès Internet qui acceptent même d'accueillir des sites avec contenus trop explicites.   A partir d’ici, j'étais la seule a nage contre courant. Je disais : « vous ne pouvez pas faire cela…, ce n'est pas la solution…, les femmes devraient avoir le contrôle sur leur propre corps…, les femmes ne sont pas des enfants… », Mais j'étais seule. Je me suis sentie mal. C’était comme si j’essayais de crier pendant que je me noyais, alors je me suis arrêtée.  J'ai quitté le monde virtuel pour les attendre dans le vrai. Comme la plupart d'entre eux parlait de choses qu'ils ne pouvaient pas imaginer s’ils étaient vraiment les utilisateurs « nés » d'Internet, j'ai pensé qu'une conversation en face-à-face autour de la censure, de la vie privée, la liberté d'expression, la surveillance et des droits a la communication en général pouvait attendre l’heure du déjeuner.

La plupart d'entre eux étaient des professionnels des médias que je connaissais depuis des années. La majorité disait en clair, au nom d’une certaine morale, nous ne devrions pas laisser n’importe quoi être diffuser sur Internet. Si ce n'est pas pour nous, du moins pour le bien des enfants. Et c'est là que j'ai commencé. Les femmes ne sont pas des enfants. Elles ont le droit d'accéder à toutes les informations dont elles ont besoin pour leur vie. Cela peut

être autour de la sexualité et aller aussi loin que la pornographie.   Une demande pour la RDC de porter une loi qui interdira aux fournisseurs d’accès d’héberger un site pornographique ne mènera à rien.  Vous ne pouvez pas penser sérieusement que tout ce que nous voyons de notre pays n’est accueilli que dans le pays. Ayant expliqué cela, je leur donc dit qu’ils se posent en fait un problème de censure. Ils veulent un «grand frère» qui dise ce qui est bon pour nous et ce qui ne l’est pas. Alors, qui a le droit de le faire pour tout le monde ? Et bien plus encore aujourd'hui, un parlementaire, évêque de son état a demandé qu’une loi interdisent la diffusion des documents et images qui font le portrait des relations entre personnes de même sexe,  aujourd'hui, c’ est la pornographie, demain il peut être question d’autres choses.   Alors une femme m’a demandé ce que je pensais de la morale. Laisserions-nous les gens voir les choses qu'ils ne veulent pas voir ? Au nom de la liberté d'expression, doit-on laisser les gens dire et d’écrire tout ce qu'ils veulent ? J’ai répondu qu'il y avait effectivement de nombreuses façons de s'assurer que vous ne voyez que ce que vous voulez voir. Mais quand il s'agit de la pornographie, c'est une industrie où les gens vont volontairement. Des millions de personnes affichent leur propre désir d’accéder a un contenu d’adultes. C’est l'une des industries les plus prospères dans le monde. Nous ne devrions pas nous cacher la vérité : il ya des gens qui vont consciemment vers ce contenu et pour leur plaisir et pour disposer d'informations nouvelles et fraîches tous les jours.   Ce que j'aime en tant que militante, c'est la capacité de faire entendre des voix différentes aux gens. La plupart du temps, le simple fait d’avoir accès a une seconde voix, change les avis des plus radicaux. Je l'ai fait aujourd'hui. J'étais seule parmi dix autres personnes mais je pouvais voir que la plupart d'entre eux et elles étaient prêtes à reconsidérer ce qu'ils ont toujours avalé pendant des années. La suggestion d'organiser une journée d'échanges pour approfondir la question a été mise sur la table. Ce sera une bonne occasion pour nous de restituer les travaux du cinquième forum sur la gouvernance de l’internet qui s'est tenue à Vilnius (Lituanie).  

Blog par Françoise Mukuku,
si jeunesse savait  www.mwasi.cd


 

 

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